28 octobre 2009

Lubie : Prototype Number One

Hum. J'ai un peu hésité à entrer cela dans mon carnet numérique, mais... pour une grande première, j'ai souhaité garder une trace...
L'idée avait germé en voyant un bikini dans un magazine Burda. Puis j'ai du me faire à l'idée que l'un de mes sous-vêtement fétiche mourrait bientôt de sa belle mort. Le genre de sous-vêtement qui nous fait sentir bien, à l'aise, presque jolie.

Désespérée par la future perte de mon slip fétiche (Hum. La Barbara Gould qui est en moi s'insurge que je puisse dédier tout un billet à une question aussi peu glamour...) je me suis mise en tête ce matin de reproduire cet objet fétiche à la force de ma machine à coudre.

N'ayant ni ruban élastique, ni aiguilles spécial stretch, je me suis pourtant hâtée de reproduire le modèle sur mon papier à patron, de tailler dans une chute de jersey, de coudre tout tordu ( faute d'aiguille adaptée) et tout lâche. Puis j'ai essayé de rattacher les cordons au corps du dit-objet fétiche, et là, misère de misère. Encore pire que tout le reste. La preuve en images : j'ai bien pris toutes les erreurs et les horreurs en photo, pour pouvoir améliorer le deuxième prototype...




Résultat : je me trouve avec un pâle clone de l'objet fétiche, très confortable au demeurant, bien qu'il soit :

petit a : cousu de travers, avec le fil qui n'est pas assez tendu ( voir photos)
petit b : avec des coutures de raccord entre le slip et le cordon absolument dégueulasses et tordues ( voir photos)

petit c : à regarder de loin-très loin, donc.

La conclusion de cette expérimentation :

petit a : je dois racheter des aiguilles pi stretch.

petit b : je dois trouver comment raccorder le cordon au slip sans faire de la bouille de couture...

petit c : recommencer!

(petit d : trouver un tuto au lieu de faire la maligne???)



24 octobre 2009

Felicity slouchy Hat





C'est sur le blog Knitology que j'ai découvert ce bonnet à la fois souple et élégant, dont j'ai tout de suite compris qu'il pourrait abriter mon volumineux chignon sans se déformer sous la pression du-dit chignon : le Felicity Hat!

L'hiver dernier, il me restait quelques pelotes de Partner coloris bleu marine, avec lesquelles j'ai tricoté deux exemplaires de ce bonnet, l'un trop petit (oublié de changer de numéro d'aiguille en cours de route) et l'autre parfait!
Quelle ne fut alors pas mon erreur d'essayer de les teindre... à la machine! Ils ont tous deux feutré et se sont tachetés de noir, pas du tout uniformément par ailleurs.

En ce mois d'octobre, je n'ai pas abandonné mon idée de chignon bien au chaud, et après deux pelotes de Partner noire, voici le résultat!




La couleur réelle est celle de la photo où se trouve la fameuse étiquette tissée commandée chez Entrée des Founisseurs. Quelque soit la météo, soleil ou triste temps, le noir ne se laisse pas facilement immortaliser...
Il est tout doux, tout chaud & je n'ai pas envie de l'ôter, même pas à l'intérieur.
Le patron est généreusement offert ici.

Laine : Partner/Phildar
Coloris : Noir
Aiguilles circulaires : 7 & 5

21 octobre 2009

Dan Brown


Résumé du livre

Robert Langdon, le célèbre professeur d'histoire de l'art, spécialiste de symbologie religieuse, à Harvard, est convoqué au CERN en Suisse, pour déchiffrer un symbole gravé au fer rouge sur la poitrine d'un éminent homme de science qui a été assassiné. Il découvre qu'il s'agirait d'un crime commis par une très ancienne société secrète, les 'illuminati', laquelle s'est également emparée d'un conteneur renfermant une substance très dangereuse. La secte, qui vient de resurgir après une éclipse de quatre siècles, a juré d'anéantir l'Eglise catholique. Langdon ne dispose que de quelques heures pour sauver le Vatican qu'une terrifiante bombe à retardement menace ! Ici Langdon aura comme alliée, Vittoria, une ravissante jeune scientifique qui l'aidera à décrypter d'archaïques symboles.

J'ai trouvé chez une Catergirl ce volume de Dan Brown intitulé Anges et Démons.
J'avais lu son Da Vinci Code... longtemps après la sortie, comme à mon habitude!Je ne me souviens plus de mon avis sur ce premier volume, si ce n'est l"idée de quelque chose de très compliqué, une histoire rocambolesque, pleine de symboles qui se révèlent à la chaîne. Puis j'ai vu le film et ses images ont pris le pas sur mes propres images mentales.

Pour Anges et démons, je me dis que c'est une lecture à entreprendre quand on a envie de légèreté, d'un ouvrage qui se lit vite, un peu comme quand on a envie de traîner devant un soap ou un navet à la télé (même si je n'ai plus la télé depuis 8 ans, cela ne m'empêche pas d'avoir conservé la sensation!!)

L'histoire est haletante et l"écriture assez cinématographique : on se croit au cœur d'un film nord-américain tout le long! Cependant la qualité de l'écriture reste pour moi assez faible. Il y a du suspens, mais tout cela manque de finesse, de subtilité. Quelques passages assommants, beaucoup trop didactiques pour un ouvrage à but divertissant : notamment vers la fin, où Dan Brown s'approche de la copie de philo d'un élève de terminale qui déroulerait sagement son trio "thèse- antithèse- synthèse".

Bref, un moment de lecture divertissant, mais pas un vrai moment de littérature!
Il existe de bons auteurs de Gialli, qui entrent vraiment dans la catégorie Littérature, et qui ne sont pas seulement agréables à lire pour l'intrigue. (Exemple : Vargas) Le plus dur est de les découvrir.



18 octobre 2009

Gabriel's baby blanket


J'avais demandé aux très heureux parents de Gabriel quelles étaient leurs trois couleurs préférées. Alors que Gabriel n'était pas encore né, ils avaient déjà fort à faire, et n'avaient pu me répondre avant que je choisisse la couleur de la laine. Je m'y étais prise en avance, et j'ai bien fait car cette Baby Blanket m'a tenu chaud pour presque 50 heures! Je suis un escargot, et la baby blanket n'était pas terminée lorsque le baby a pointé son nez ( le jour de ma fête! c'est très futile mais cela me rend très heureuse!).


Toutefois, lors de la première visite que nous avons pu faire à Gabriel, j'ai pu remettre aux parents du bijou une épaisse et chaude couverture de bébé, blanche, car c'est pour moi une (non-) couleur intemporelle! Quand bébé n'en voudra plus, maman pourra la prendre avec elle sur le canapé, comme plaid.

Le point de riz donne à la blanket une épaisseur & un moelleux très agréables. Le carré de jersey au centre rompt géométriquement la monotonie du point de riz.



Première fois que j'utilise l'une de mes étiquettes tissées, arrivées tout droit de chez Entrée des Fournisseurs pour mon plus grand plaisir!!

Modèle Phildar/ Catalogue N° 465 "Layette Printemps-été 2007".
Laine Phildar Partner Coloris blanc.
Points employés : point de riz/jersey
Aiguilles n°5.
Dimensions : 100cm sur 70cm ( voire plus!)


PS : j'attends toujours vos trois couleurs préférées ( chacun)!!


26 septembre 2009

J'ai rêvé de courir longtemps



J'ai rêvé de courir longtemps, Ron Mac Larty.
C'est Stephen King qui a opéré pour que ce livre soit publié, et c'est certainement grâce à sa critique élogieuse que ce roman a eu du succès. Cependant, tout le mérite revient quand même à l'auteur, Ron Mc Larty ( acteur second rôle dans des séries américaines, dit-on), qui a crée là une bulle de coton de laquelle on ne voudrait pas sortir, et dans laquelle on voudrait souvent revenir longtemps encore après avoir tourné la dernière page. Ce que j'en retire, c'est un moment de lecture dans une extrême douceur. Une magnifique quête initiatique, un voyage du personnage vers lui-même, vers l'amour, vers la paix, vers une humanisation émouvante. Loin des grands mots et des grandes théories, Smithy apprend qu'il est vivant à travers des choses simples.


On est emporté dans cette lecture par le rythme de sa bicyclette, et on a envie de se laisser bercer pour toujours.


J'en conseille vivement la lecture et remercie J. de me l'avoir offert, c'est une belle rencontre littéraire.

Solitaire, obèse, alcoolique, dépressif, Smithy Ide devient orphelin à 43 ans. Sa vie aurait pu s'arrêter là. C'est là qu'elle va commencer. Il enfourche sa vieille bicyclette et, de New York à Los Angeles, il se met à pédaler, pédaler, pédaler...

3 septembre 2009

Dolto 2/




J'ai adoré. Adoré sa personnalité, sa légèreté, son regard, sa truculence, sa détermination,sa liberté de penser par elle-même, son indépendance d'esprit, sa façon de parler "d'époque", sa légereté, oui, alors que c'est une si grande femme.

Autoportrait d'une psychanalyste, Françoise Dolto, née Françoise Marette.


Résumé :

Dans cet Autoportrait d'une psychanalyste, Françoise Dolto répond à un confrère, Alain Manier, quelques semaines avant sa mort. Des premières constatations de la " petite clinicienne de 4 ans ", à ses dernières observations, elle examine plus profondément ses relations avec sa famille, parle de l'influence réciproque de Laforgue, Lacan et de la Société psychanalytique de Paris, retrace ses amitiés et son amour pour Boris Dolto, explore les soubassements de sa vocation et de son évolution. L'approche est raisonnée, axée sur un métier qui a occupé sa vie, mais le ton reste le même : une sorte de malice, de simplicité facétieuse qui lui ont toujours épargné l'aridité dogmatique. Après Enfances, Autoportrait d'une psychanalyste forme le second volet d'une passionnante autobiographie dialoguée.


Un peu de sa méthode de travail, un peu de sa vie, beaucoup d'elle. Transparait aussi, à travers le récit de sa vie de psychanalyste et de femme, l'air du temps à Paris. La vie des femmes, la vie des mères, la vie politique, bref, l'air du temps. Ce fut passionnant de se plonger dans son univers, comme un souffle qui nous sussurerait à l'oreille que nous aussi, on pourrait être brillantes, que nous aussi, on pourrait être libres ... Future lecture à envisager : Enfances!



Tout pareil que les garçons

... mais avec un peu de satin quand même...

Cet été, les garçons étaient en bermuda, et je les enviais un peu d'etre ainsi à l'aise, jambes nues et confort de marche au programme.

J'ai donc eu l'idée de sacrifier les jambes d'un pantalon en popeline noire cousu il y a deux ans, de trancher dans le vif, après quelques vagues mesures. Chance, les deux jambes terminées faisaient bien la même longueur. Un biais noir satiné finit bien ce bermuda que je peux porter avec un top tout simple ou un peu plus habillé.



Depuis, le bermuda a été teint en noir pour raviver sa couleur et il a trouvé un petit frère, à suivre...

Le plaisir, c'est que même en septembre, on peut mettre des bermudas!


NB : en cours, un petit cadeau de bienvenue handmade pour Gabriel, j'ai hâte de le voir terminé pour de bon, et je souhaite qu'il plaise vraiment au loloyaum's parents.

23 août 2009

Dolto 1/

Le Cas Dominique,
Edition du Seuil, septembre 1985.


Résumé :

Voici une analyse d'adolescent présentée dans son cours entier, avec la transcription intégrale des propos tenus et des réactions de l'enfant, de ses parents et du psychanalyste. Voici, en même temps, un exemple spectaculaire de cure d'un très grand "inadapté" - au départ, une sorte de fantôme - qui, après douze séances, aura retrouvé ses repères dans la réalité et sera prêt à affronter désormais la vie familiale et ses problèmes.

J'ai trouvé ce livre à la bibliothèque tout à fait par hasard, je ne connaissais pas son existence. j'ai trouvé que c'était une chance de pouvoir prendre connaissance de l'intégralité d'une cure. 12 séances pour qu'un adolescent "fantôme" retrouve ses repères dans la réalité. Tout à fait passionnant et pas difficile, car Dolto donne ses interprétations en italique entre parenthèse. Il me manque quand même quelques concepts pour avoir compris tout finement.

Dolto a une façon d'être présente à l'analysant qui est formidable, une façon de parler franc, d'avoir une écoute de grande qualité. J'ai dévoré la cure, mais j'ai achoppé sur les apports théoriques en annexe à la fin, car j'ai besoin de beaucoup de concentration pour y plonger. Je garde sous la main cet Eclaircissement sur la théorie freudienne des instances de la psyché au cours de l'évolution de la sexualité, en relation à l'Oedipe. Névrose et psychose. J'y reviendrai un peu plus tard.

Morceau choisi :

"Il dit, avec son sourire angoissé, figé : Voilà, moi je ne suis pas comme tout le monde, quelquefois en m'éveillant, je pense que j'ai subi une histoire vraie. ( Ce sont, rigoureusement transcrites, ses premières paroles à mon endroit.)

Je lui dis : Qui t'a rendu pas vrai.

Lui : Mais c'est ça! Mais comment est -ce que vous savez ça?

Moi : Je ne le sais pas, je le pense en te voyant."

Je crois que c'est ce passage qui m'a le plus marquée dans le récit de la cure, malgré tout le travail interessant qui est fait par l'enfant grâce au transfert sur Dolto. Il revient effectivement à une façon de s'exprimer sans délire à la fin de la cure, qui est malheureusement interrompue par le père qui ne veut plus payer, et à la fin, à ce sujet, Dominique dit en s'adressant à son analyste ;

" Mais tant pis. Papa, c'est lui qui veut, eh bien, puisque Mme Dolto n'est pas fachée, moi j'attendrai que je sois grand et que je gagne ma vie et je reviendrai pour devenir tout à fait bien, si je suis encore timide."

Passionnant!