12 novembre 2013

Nouilles froides à Pyongyang, Jean-Luc Coatalem





J'ai eu envie de le lire après avoir entendu l'auteur dans une émission de France Inter.
Il me semblait passionnant de découvrir ce qui pouvait se passer en Corée Du Nord, passionnant de comprendre comment le Grand Dictateur pouvait maintenir le joug de la mascarade sur ses- j'allais dire sujets...


En fait, je suis un peu déçue de n'avoir pu apprendre grand-chose... Mais c'est peut être là que la forme sert le fond ! Ce voyage extrêmement organisé, qui ne laisse place à aucune digression, entraîne l'auteur dans un ronron de visites factices... 
Rien ne se passe et l'on comprend que c'est dans ce rien, cette suite de vitrines inertes présentées aux yeux du touriste occidental, que réside le mystère de l'absurdité de la vie en Corée du Nord.... Surtout pas d'authenticité, sous peine d'être interné, voire torturé ?

On sent que l'auteur pourrait être englouti par ce vide qui lui est proposé chaque jour, le même vide qu'il décrit au creux des assiettes... Corée du Nord, envers du décor d'une pièce de théâtre dont le Grand ordonnateur du juché serait à la fois le metteur en scène et le spectateur... 
A la fois ennuyeux et fascinant !





n résumé : Littérature Française, roman - Noui

Nul n'entre ni ne sort de Corée du Nord, le pays le plus secret de la planète. Et pourtant, flanqué de son ami Clorinde, qui affectionne davantage Valéry Larbaud que les voyages modernes, et déguisé en vrai-faux représentant d'une agence de tourisme, notre écrivain nous emmène cette fois sur un ton décalé au pays des Kim. Au programme : défilés et cérémonies, propagande tous azimuts, bains de boue et fermes modèles, mais aussi errances campagnardes et crises de mélancolie sur les fleuves et sur les lacs, bref l'endroit autant que l'envers de ce pays clos mais fissuré. Un journal de voyage, attentif mais distant, amusé parfois, jamais dupe, dans ce royaume énigmatique dont un diplomate américain affirmait récemment que l'on en savait moins sur lui que sur... nos galaxies lointaines.

12 août 2013

Les Enfants de la terre, Jean M. Auel


C'est sur les conseils de deux amies que j'ai commencé la saga des Enfants de la terre, sans me rendre compte dans quel engrenage je mettais le petit doigt! C'est plutôt bien traduit, même si parfois on trouve des ruptures dans les expressions utilisées & donc très fluide à lire. Il s'agit d'une suite de romans d'environ 800 pages chacun. Ils se lisent bien, l'auteur sachant distiller le suspens pour tenir le lecteur en haleine. D'aventures en découvertes, les personnages nous font voyager et découvrir comment on peut survivre dans la nature sans mobile ni ordinateur!

J'ai donc lu, les uns après les autres : Le Clan de l'Ours des cavernes, La Vallée des chevaux ( mon préféré, je crois), Les  Chasseurs de Mammouths, Le Grand Voyage, Les Refuges de pierre, Le Pays des Grottes Sacrées. 

C'est l'histoire d'Ayla, l’héroine, qui a perdu son peuple enfant et se retrouve adoptée par des néandertaliens, alors qu'elle appartient aux homo-sapiens. Les six romans retracent sa vie et ses aventures, la quête de son peuple perdu, d'un compagnon, de sa place dans la société d'alors. Ayla est une femme déterminée, forte & fragile à la fois, d'une intelligence & d'une sensibilité sans bornes & l'on suit les moeurs des "Hommes des cavernes" à travers ses pérégrinations. L'auteur en fait une femme Barbara Gould avant l'heure, elle en fait une figure emblématique, presque féministe malgré son envie de se conformer aux normes. 
Je ne savais pas que l'auteur était américaine ni que c'était une femme avant d'effectuer quelques recherches : j'avais l'impression, notamment pour le 2ème tome, que c'était une femme qui racontait la vie d'Ayla en solitaire dans sa vallée. Je n'ai pas noté ce qui m'avait laissé imaginer cela, mais j'avais vraiment l'impression que c'était là la voix d'une femme... ce qui est bien le cas... De quoi relancer le débat sur "Une écriture féminine?"...



( difficile de trouver une illustration potable, les couvertures étant - à mon goût- affreuses, donnant l'impression qu'il s'agirait là de romans de gare. Pitié les éditeurs, pitié pour nos prunelles!)

Bien sûr, l'auteur ne fait pas l'économie de longues descriptions, dont j'ai lu une partie "en travers" ( je n'apprécie pas les descriptions en général) malgré le grand intérêt que puissent présenter toutes les informations sur les plantes et végétaux utilisés par Ayla la Guérisseuse. C'est un hymne à la Terre & à ses ressources, ce qui fait sans cesse penser qu'en 2013, on ne cesse de les piller, sans pour autant en concevoir plus de bonheur, peut-être que ces "Anciens".

Contente de les avoir lus, c'est un très bon divertissement, bien que les nombreuses redites ( pour que chaque tome puisse être lu et compris indépendamment des autres) soient parfois pesantes. Contente aussi d'avoir terminé pour pouvoir me tourner vers d'autres lectures & d'autres univers.


11 août 2013

Sarouel & short pour gambader



Je n'ai jamais d'inspiration pour les cadeaux d'anniversaire de 3 ans et je me souvenais que la maman de S. avait bien aimé le sarouel que je lui avais cousu il y a deux ans. J'ai donc décidé de lui coudre deux petites fringues. J'avais peur qu'il balance tout à l'ouverture du paquet, déçu de ne pas y trouver un jouet - au hasard un camion- mais non! Il était content!! Et moi rassurée!

J'ai choisi deux imprimés, l'un pour faire un short et l'autre pour faire un sarouel. Je les ai réalisés selon les patrons des Intemporels pour bébé ( les tailles vont jusqu'à 3 ans, ouf!)

Les tissus viennent de chez Natacha Grenoble.



J'adore cet imprimé au motif très "fort".
Noir, blanc, bleu et beige pour ce tissu un peu épais et un peu élastique. Il est trop long, il a fallu le retourner à l'ourlet : je l'ai déjà dit mais je trouve ça moyennement correct de proposer des modèles dont les mensurations sont aussi fantaisistes...


Une petite cotonnade étoilée, parce que j'adore les étoiles, pour un petit short décontract', parfait pour les jours de grosse chaleur! ( photo prise avec un i-ph*ne pour le short - j'ai l'impression qu'on ne voit pas bien les étoiles)

28 juillet 2013

Pochette



Encore une. De nouveau pour compléter un cadeau. La nouvelle propriétaire en avait besoin pour ranger ses  vernis. Je peux comprendre, j'en ai trente-quatre, auxquels s'ajoutent le dissolvant, le coton, les limes... Il faut bien pouvoir les ranger quelque part! Un tout petit cadeau qui a donc fait très plaisir, malgré sa simplicité.





Simili cuir du même coupon que la dernière fois, étiquette personnalisée from Entrée des Fournisseurs, lin blanc du stock, fermeture à glissière 30 cm piquée à ma petite voisine.

ET MERCI à ma Sister & à son amoureux pour la nouvelle bannière! Elle vous plait?

16 juin 2013

On n'en a jamais trop



My Favorite Sister et moi-même nourrissons une sorte de passion pour les foulards. Du coup, on se retient tout le temps, on s'auto-censure du cou!

En cherchant tout à fait autre chose, j'ai trouvé au détour d'une table de Mondial Tissus cette soie imprimée et "graphique". J'ai pris quelques secondes pour réfléchir et trouver un prétexte pour en acheter un coupon, prétexte assez vite trouvé en la personne de ma sœur. J'ai fait couper 60  ou 70 centimètres (?), puis j'ai bordé au point bourdon à la surjeteuse pour en faire un petit foulard en complément de son cadeau d'anniversaire. J'espère qu'il lui plaira!






J'ai réitéré pour moi, mais je n'ai toujours pas changé les fils de la surjeteuse...

5 juin 2013

Pochette


Pour compléter un cadeau d'anniversaire pour une amie, une petite pochette au format carré (enfin, le plus possible!) dans un rose framboise, avec un appliqué dans le même coton que la doublure un peu fifille. J'ai assorti la fermeture à glissière au fond de la cotonnade. 
On n'a jamais assez de pochettes pour ranger tous ces vernis et ces blushes qu'on adore ( comment ça je parle pour moi??!)

Happy birthday!


Tissus et fermeture à glissière Natacha Tissus Comboire.

22 mai 2013

Les Trois Mousquetaires, Dumas



J'ai adoré! Je ne sais pas pourquoi je me suis mise à lire Les Trois Mousquetaires, car a priori rien ne me porte vers des récits épiques. C'est le hasard qui m'a fait le choisir dans ma liseuse & bien m'en a pris! C'est tout à fait romanesque, c'est drôle, enlevé & la langue est de toute beauté. Le suspens nous tient jusqu'à la fin... J'imagine que tout le monde connait la fin, sauf moi, aussi ai-je été surprise & soulagée à la fois que les Mousquetaires soient libérés de cette diablesse! Et presque déçue que ces quatre gentilhommes n'aient pas existé pour de vrai! Intrigues nouées et dénouées nous font trembler pour le destin des personnages, qui sont mus par l'argent, les femmes, l'honneur, rien que de très connu & pourtant pas du tout ennuyeux... Un très grand roman que je découvre fort tardivement! L'avoir vu au cinéma, au théatre, ou toute autre forme que ce soit ne remplacera à mon avis pas le plaisir apporté par l'écriture, par les détails de l'oeuvre, forcément tronqués dans une adaptation...

Je viens de découvrir qu'il y a deux suites à ce gros roman, je vais sans doute me les procurer, si la qualité est au rdv!

Je l'ai lu dans cette édition, mais comme la liseuse est en noir et blanc, la couverture avait l'air moins moche!


21 mai 2013

Robe drapée



Ces derniers temps, il ne fait pas chaud, mais certains jours ont présenté une température assez haute pour que mes robes "d'hiver" se transforment en étuve...Malgré le temps peu clément de ces derniers jours, c'est maintenant qu'il faut que je me confectionne de nouvelles robes, si je veux être prête quand la bise fut venue le moment venu.

J'ai donc de nouveau épluché mes Burda. Je suis allée m'inspirer chez Thread and Needles où j'ai repéré de superbes robes. Mais la raison l'a emporté & avec le sotck de Burda dans mon atelier, je me suis dit qu'il n'était point besoin d'acheter de nouveaux patrons. 

J'avais envie d'un modèle simple, une robe du quotidien, avec un petit détail qui réhausse l'ensemble. 
J'ai choisi le modèle 144 du Burda N° 156, en taille 46.








Sur le mannequin les plis ne se placent pas correctement, en vrai c'est plus joli!
Ci-dessous on a un meilleur aperçu des plis qui font tout le charme de la robe...





 Le dos est tout simple, les pinces font bien leur travail, et ma cambrure ne provoque pas l'effet montgolfière que je déteste, elle est bien ajustée!

 Il est indiqué crêpe de laine, j'ai acheté chez Natacha Berriat 2,3 m de crêpe de Polyester noir. Les autres couleurs ne me plaisaient pas dans le crêpe. La vendeuse m'a proposé un satin bleu, mais je trouvais le brillant trop habillé pour aller travailler & le jersey d'un très beau bleu qu'elle m'a montré ne m'a pas convenu, parce que je trouve -même si c'est  peut-être une idée tout à fait fausse- que le jersey fait un peu trop décontracté. Le crêpe était de toute façon parfait en "tombé" pour ce modèle.

J'ai été très patiente sur ce projet, prenant le temps de tout "remonter" à l'épingle sur mon mannequin à chaque couture, afin de ne pas inverser deux étapes, car comme d'habitude, ma vision dans l'espace me limite dans la compréhension du montage de prime abord...




J'ai modifié la place de la fermeture à glissière initialement prévue dans le dos, ce qui avec mes TMS n'est pas du tout ergonomique! Une fermeture sur le côté est beaucoup moins douloureuse pour moi! Mais c'était un très mauvais choix : moralité, quand Madame Burda dit fermeture dans le dos, on ne fait pas sa rebelle et on écoute la maitresse, Lil'!!! Autre modification, je n'ai pas fait les manches ( parce que je n'aime pas porter de manches que ce soit l'hiver où l'été - un cardigan ou un boléro font bien mieux l'affaire!) Presque tous les ourlets, rentrés etc. sont faits au biais satiné.

Et voilà une petite robe pas trop sophistiquée mais qui me plaît!