16 décembre 2009

Camilla Läckberg # 1 & 2





Camilla Läckberg, La Princesse des glaces

Résumé :

Erica Falck, 35 ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller dans la vie des autres ne soit ici à l'oeuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström la rejoint.


Je ne connais pas grand chose aux romans policiers, et c'est avec Vargas que j'ai commencé à apprécier ce genre. N'étant pas genre moi-même à me lancer sans filets dans des lectures inconnues, je compte sur la prescription de mes amies, ou de la radio ( France Inter en l'occurence... je sais, ça ne fait pas très sexy...).
J'avais donc envie d'une lecture fleuve, aisée, qui m'emporte. L. m'a conseillé, sachant que j'avais aussi lu Millenium, de m'attaquer à Camilla Läckberg, en me prévenant que c'était traduit sans soin, mais que c'était malgré tout une lecture agréable. Je peux dire qu'L. avait raison sur les deux points. Le roman a failli me tomber des mains tellement il est mal traduit. ( Est-ce une déformation professionnelle de sentir les défauts de traduction??) Malgré les drôles de tournures de phrases -pas naturelles- du roman, on est vite séduits par les personnages et l'intrigue, sans que ce soit handicapant pour la vie sociale comme Millenium a pu l'être ( Spéciale dédicace à Céline, si tu passes par là!) : le suspens est de mise, et il n'est pas difficile d'aller au bout du volume.

Suite à cette lecture, j'ai pu poursuivre avec le deuxième volume des 5 romans qui se suivent, R. ayant eu la gentillesse de me le prêter afin que je ne tombe pas en panne. Il s'agit donc de Le Prédicateur.



Dans les rochers proches de Fjällbacka, le petit port touristique suédois dont il était question dans la Princesse des glaces, on découvre le cadavre d'une femme. L'affaire se complique quand apparaissent, au même endroit, deux autres squelettes. L'inspecteur Patrcik Hedström est chargé de l'enquête en cette période estivale où l'incident pourrait faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse d'Erica Falck, sa compagne.


J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver dans ce volume les personnages de Falk & Hedström. L'intrigue nous tient en haleine aussi, en parallèle de la vie des personnages à laquelle j'apporte autant d'importance qu'à la découverte du meurtrier! Un peu mieux traduit, peut-être moins dans la précipitation pour ce volume.
Comme pour Millenium, on ne peut pas dire que ces romans soient très bien écrits, mais se laisser emporter par le récit et vivre quelques heures au creux des personnages n'est pas sans charme malgré tout. A conseiller donc pour les moments où l'on a envie de lectures faciles et reposantes, enveloppantes.
Je n'acheterai cependant pas les trois volumes suivants. J'essaierai de les trouver à la bibliothèque, car même si ce n'est pas tout de suite, celà ne me déplairait pas de savoir ce que deviennent Patrick et Erika ainsi que ... ( mais chut!)


25 novembre 2009

Dolto 3/


Je souhaitais copier ici un résumé de l'ouvrage, comme je le fais pour cette rubrique habituellement. Je n'ai rien trouvé de satisfaisant pour décrire ce document, qui mériterait d'être reconnu d'utilité publique.
Après avoir tout d'abord décliné l'offre, Dolto, la célèbre psychanalyste, s'est laissée convaincre de participer à l'émission de radio intitulée "Lorsque l'enfant parait" diffusée sur France Inter entre 1976 et 1978, durant laquelle elle répond aux questionnements des parents au sujet de l'éducation de leurs enfants, au sujet des difficultés momentanées ou installées dans les familles, etc.
C'est de cette émission que sont tirés les 3 tomes au fil desquels Dolto déroule le fil du bon sens, apporte des notions théoriques, notamment concernant l'Oedipe (qui tient une grande place dans ses réponses), nous apprenant avec des mots simples, sans jamais se montrer dogmatique, quels sont les besoins des enfants selon leur stade de développement ( propreté, indépendance, quels jeux pour quel âge, difficultés scolaires : comment faire face, et le Père Noel? etc)

A travers son décryptage des courriers parentaux, on découvre son talent d'analyste, l'accessibilité de son discours dénué de pédanterie médico-psychanalitico-scientifique. On lit, on comprend, on se nourrit de ses conseils limpides.
Je découvre ici une femme saine, aimante, qui défend vraiment la cause des enfants, même si pour cela il faut bousculer nombre d'idées reçues.
Femme médecin qui accepte aisément qu'on la contedise et qui veut bien en discuter, elle donne son avis sur les sujets les plus variés, qui tous font écho à une situation connue ou vécue, qui donne des outils aux parents, mais aussi aux non parents- aux adultes! - pour parler à l'enfant, le prendre en considération, le protéger sans l'étouffer, le faire grandir, l'aider à devenir une personne, un adulte autonome et épanoui.

Je suis intimement convaincue que ce livre devrait être lu par tout adulte, maman, papa, futurs parents ou non, professionnels qui ont affaire de près ou de loin aux enfants, quel que soit leur stade de développement.
Lorsque l'enfant parait est un ouvrage absolument indispensable et surtout, un recueil vers lequel on peut revenir, duquel on peut s'imprégner, dans lequel on peut chercher des solutions à ses propres questionnements, des repères, des mots pour le dire.
Je trouve que c'est un très beau cadeau à partager. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait une fois la dernière page tournée.


NB : Dans la même veine, j'apprécie beaucoup Claude Halmos et Edwige Antier.




8 novembre 2009

Qui se souvient de David Foenkinos?

David Foenkinos, Qui se souvient de David Foenkinos?

Résumé du livre

'Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent de moi. Il y a quelques années, j'ai publié 'Le Potentiel érotique de ma femme.' Ce roman non-autobiographique traduit dans de nombreuses langues, avait obtenu un réel succès. J'avais reçu le prix Roger-Nimier, avant d'être sélectionné sur la liste d'été du Prix Goncourt. J'étais alors dans la promesse. Pourquoi les choses ont-elles si mal tourné ? Depuis ce succès qui s'efface des
mémoires,j'ai p
ublié quatre autres romans et tous sont passés inaperçus. Cette chute vers l'indifférence générale m'apparaît aussi brutale qu'injustifiée. J'ai tenté d'analyser les raisons de mes échecs, mais il est impossible de comprendre pourquoi l'on devient invisible. La médiocrité, peut-être ? Cela ne semble pas être un inconvénient pour les autres. Et si tel était le cas, comment ai-je fait pour devenir médiocre ? Suis-je trop allé chez le coiffeur ? C'est peut-être dans l'irrationnel qu'il faut chercher les raisons de mon déclin. Pourtant, je dois absolument m'accrocher, rien n'est définitivement perdu. Et j'ai raison d'y croire : bientôt, une fabuleuse idée de roman va surgir en moi. Bientôt, je serai à nouveau parmi les auteurs vivants. Enfin, on va se souvenir de moi.'



Après avoir lu Le potentiel érotique de ma femme - dont je n'ai absolument aucun souvenir - et quelques chroniques de cet auteur dans les pages de Psychologies magazine, j'ai choisi ce volume à la bibliothèque sans trop savoir pourquoi.
Je me suis d'autant plus demandé pourquoi quand, à la moitié du roman, je me disais que cela ressemblait furieusement à de l'autofiction, que c'était très ennuyeux et que cela ne valait peut-être pas la peine d'écouter ce David Foenkinos se plaindre de sa vie misérable d'auteur oublié, d'homme divorcé, de lâche. Cependant, il y a dans l'écriture de David Foenkinos quelque chose de l'autodérision et de nombreuses bonnes formules, trouvailles linguistiques amusantes.
Puis le roman bascule et je crois, devient littérature. Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas prémédité et on finit par ne plus savoir si la première partie du roman est réellement de l'autofiction... Ne serait-ce pas plutôt un véritable calcul, une réelle création? Impossible de savoir ce qui relève du vrai et du faux, mais ce qui ressemble à un journal sans intérêt et déprimant de vient roman : il est difficile de croire que ce serait un hasard... A partir de la deuxième partie, on met à jour de jolis ressorts littéraires, on découvre une véritable construction romanesque, loin du gémissement incolore des premiers chapitres. Et la lecture redevient un plaisir.
La lassitude provoquée par la première partie fait place à la découverte d'un vrai rythme et j'ai d'autant plus apprécié l'humour qui affleure au détour de nombreuses phrases, un humour subtil, souvent empli d'autodérision, qui provoque de vrais sourires.
Je ne sais toutefois si j'irais jusqu'à le conseiller. A quel point cet auteur est-il un auteur à lire absolument? Je pense qu'il y a de nombreuses richesses dans son écriture, qui seraient peut-être mises en évidence à la faveur d'une deuxième lecture. Mais pour moi, il n'y aura pas de deuxième lecture. Je reste un peu perplexe...

5 novembre 2009

Nol's Black One



Pendant que je tricotais pour moi -ce qui est finalement rare!!- le Felicity Hat, Nol n'a pas perdu une occasion de me réclamer un bonnet noir pour lui. Il en avait dèjà eu deux l'année dernière, en bleu marine, qualité Partner coloris caban de Phildar.


Je lui ai donc répliqué l'un des modèles réalisés l'hiver dernier, en noir cette fois ci. La consigne : tricoter serré pour que l'air ne passe pas. Aussitôt dit, (presque) aussitôt fait : il faudra penser la prochaine fois que je tricote aussi serré à rajouter quelques rangs!

Bonnet tout simple, très sobre.





Une petite photo portée par le destinataire, qui partage la même passion du noir que moi. Dommage que le noir passe définitivement si mal à l'image...





Bonnet modèle Phildar
Catalogue Spécial accessoires automne-hiver 05/06
Qualité : Partner 6
Aiguilles circulaires n°5


1 novembre 2009

La gonna della strega


Dress code : il faut faire peur. Soirée Halloween chez des amis, déguisements à la Wal*t Disney proscrits. Manquant d'originalité, d'imagination & de temps, je décide d'être une sorcière. Smoky-eyes, lèvres carmin et crinière de lionne viennent compléter la jupe confectionnée en tulle bleu marine et ruban satiné pour l'occasion, portée sur un collant opaque noir et des talons de 10 cm. Difficile de la replacer dans la vie courante : cette jupette en tulle ici présentée par mon mannequin ( qui la porte mieux que moi!!!) va rejoindre le placard, peut-être à jamais qui sait?





Jupe en tulle et ruban satiné. Bleu marine ( couleur de la photo plus claire que la réalité).



28 octobre 2009

Lubie : Prototype Number One

Hum. J'ai un peu hésité à entrer cela dans mon carnet numérique, mais... pour une grande première, j'ai souhaité garder une trace...
L'idée avait germé en voyant un bikini dans un magazine Burda. Puis j'ai du me faire à l'idée que l'un de mes sous-vêtement fétiche mourrait bientôt de sa belle mort. Le genre de sous-vêtement qui nous fait sentir bien, à l'aise, presque jolie.

Désespérée par la future perte de mon slip fétiche (Hum. La Barbara Gould qui est en moi s'insurge que je puisse dédier tout un billet à une question aussi peu glamour...) je me suis mise en tête ce matin de reproduire cet objet fétiche à la force de ma machine à coudre.

N'ayant ni ruban élastique, ni aiguilles spécial stretch, je me suis pourtant hâtée de reproduire le modèle sur mon papier à patron, de tailler dans une chute de jersey, de coudre tout tordu ( faute d'aiguille adaptée) et tout lâche. Puis j'ai essayé de rattacher les cordons au corps du dit-objet fétiche, et là, misère de misère. Encore pire que tout le reste. La preuve en images : j'ai bien pris toutes les erreurs et les horreurs en photo, pour pouvoir améliorer le deuxième prototype...




Résultat : je me trouve avec un pâle clone de l'objet fétiche, très confortable au demeurant, bien qu'il soit :

petit a : cousu de travers, avec le fil qui n'est pas assez tendu ( voir photos)
petit b : avec des coutures de raccord entre le slip et le cordon absolument dégueulasses et tordues ( voir photos)

petit c : à regarder de loin-très loin, donc.

La conclusion de cette expérimentation :

petit a : je dois racheter des aiguilles pi stretch.

petit b : je dois trouver comment raccorder le cordon au slip sans faire de la bouille de couture...

petit c : recommencer!

(petit d : trouver un tuto au lieu de faire la maligne???)



24 octobre 2009

Felicity slouchy Hat





C'est sur le blog Knitology que j'ai découvert ce bonnet à la fois souple et élégant, dont j'ai tout de suite compris qu'il pourrait abriter mon volumineux chignon sans se déformer sous la pression du-dit chignon : le Felicity Hat!

L'hiver dernier, il me restait quelques pelotes de Partner coloris bleu marine, avec lesquelles j'ai tricoté deux exemplaires de ce bonnet, l'un trop petit (oublié de changer de numéro d'aiguille en cours de route) et l'autre parfait!
Quelle ne fut alors pas mon erreur d'essayer de les teindre... à la machine! Ils ont tous deux feutré et se sont tachetés de noir, pas du tout uniformément par ailleurs.

En ce mois d'octobre, je n'ai pas abandonné mon idée de chignon bien au chaud, et après deux pelotes de Partner noire, voici le résultat!




La couleur réelle est celle de la photo où se trouve la fameuse étiquette tissée commandée chez Entrée des Founisseurs. Quelque soit la météo, soleil ou triste temps, le noir ne se laisse pas facilement immortaliser...
Il est tout doux, tout chaud & je n'ai pas envie de l'ôter, même pas à l'intérieur.
Le patron est généreusement offert ici.

Laine : Partner/Phildar
Coloris : Noir
Aiguilles circulaires : 7 & 5

21 octobre 2009

Dan Brown


Résumé du livre

Robert Langdon, le célèbre professeur d'histoire de l'art, spécialiste de symbologie religieuse, à Harvard, est convoqué au CERN en Suisse, pour déchiffrer un symbole gravé au fer rouge sur la poitrine d'un éminent homme de science qui a été assassiné. Il découvre qu'il s'agirait d'un crime commis par une très ancienne société secrète, les 'illuminati', laquelle s'est également emparée d'un conteneur renfermant une substance très dangereuse. La secte, qui vient de resurgir après une éclipse de quatre siècles, a juré d'anéantir l'Eglise catholique. Langdon ne dispose que de quelques heures pour sauver le Vatican qu'une terrifiante bombe à retardement menace ! Ici Langdon aura comme alliée, Vittoria, une ravissante jeune scientifique qui l'aidera à décrypter d'archaïques symboles.

J'ai trouvé chez une Catergirl ce volume de Dan Brown intitulé Anges et Démons.
J'avais lu son Da Vinci Code... longtemps après la sortie, comme à mon habitude!Je ne me souviens plus de mon avis sur ce premier volume, si ce n'est l"idée de quelque chose de très compliqué, une histoire rocambolesque, pleine de symboles qui se révèlent à la chaîne. Puis j'ai vu le film et ses images ont pris le pas sur mes propres images mentales.

Pour Anges et démons, je me dis que c'est une lecture à entreprendre quand on a envie de légèreté, d'un ouvrage qui se lit vite, un peu comme quand on a envie de traîner devant un soap ou un navet à la télé (même si je n'ai plus la télé depuis 8 ans, cela ne m'empêche pas d'avoir conservé la sensation!!)

L'histoire est haletante et l"écriture assez cinématographique : on se croit au cœur d'un film nord-américain tout le long! Cependant la qualité de l'écriture reste pour moi assez faible. Il y a du suspens, mais tout cela manque de finesse, de subtilité. Quelques passages assommants, beaucoup trop didactiques pour un ouvrage à but divertissant : notamment vers la fin, où Dan Brown s'approche de la copie de philo d'un élève de terminale qui déroulerait sagement son trio "thèse- antithèse- synthèse".

Bref, un moment de lecture divertissant, mais pas un vrai moment de littérature!
Il existe de bons auteurs de Gialli, qui entrent vraiment dans la catégorie Littérature, et qui ne sont pas seulement agréables à lire pour l'intrigue. (Exemple : Vargas) Le plus dur est de les découvrir.